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La sérénité est une conquête

Tout a commencé quand Audrey, mon esthéticienne adorée, m’a demandé de lui faire un tableau pour son institut de beauté, « L’instant Sérénité « , installé à Bouc Bel Air.

Le lieu, décoré avec soin, évoque la pureté et le repos, des notions indispensables au bien-être en institut.

C’est avec plaisir que j’ai écouté et pris note des envies d’Audrey pour ce tableau : de l’aquarelle pour le côté subtil des rendus, de la peinture acrylique pour le rendu sur châssis en bois et le côté « tableau » et surtout du vert.

Pas n’importe quel vert. Un vert qui soit à la fois vif et doux, un vert qui reprend les tonalités de la façade et de l’identité visuelle du lieu. Par ailleurs, Audrey voulait que je reprenne le logo de son institut ou au moins la police de caractère associée. A ce stade, je ne voyais pas encore j’allais faire… C’était une première pour moi !

Je suis revenue pour lui présenter les essais de couleurs que j’avais faits en travaillant sur les tonalités qui me paraissaient correspondre à ses envies initiales. On a ainsi pu affiner les teintes choisies.

Et puis je me suis mise au travail… Je suis partie sur un univers floral (ça vous étonne ? ;-)) et j’ai laissé faire mon pinceau dans l’espace feuille.

J’avais envie de travailler sur des tonalités à la fois douces et toniques avec des tracés s’entremêlant délicatement pour jouer sur les transparences. Force et légèreté.

Parallèlement à ce travail à l’aquarelle, j’ai peins un fond de toile avec de la peinture acrylique. J’ai souhaité moduler les verts entre teintes plus sombres et plus claires afin de les rendre vibrants et dynamiques.

A ce stade se sont posées deux questions : comment restituer le nom de l’institut le plus fidèlement possible dans le tableau ? Comment associer les deux techniques de l’aquarelle et de l’acrylique ? Je ne l’avais jamais fait auparavant.

Comme souvent, je suis partie dans la création et je me suis mise en mode « automatique ».

J’ai fait ce que j’aime faire et ce que je sais faire…

Explications : je fais ici référence à mes cartes de fleurs en relief. J’aime découper des fleurs peintes à l’aquarelle et je sais les agencer pour créer des compositions florales fournies et colorées.

Alors j’ai décidé de reconduire ce procédé et de découper tout mon travail pour le réagencer en collant les éléments sur le châssis peint. J’ai ainsi pu composer, modifier, disperser les éléments au gré du montage.

Le travail est ainsi né sous mes doigts comme par magie !

Et enfin, LA contrainte technique : il fallait trouver comment reproduire le nom de l’institut le plus fidèlement possible en gardant la police de caractères originale. A main levée, ça me paraissait plus qu’aléatoire !

J’ai utilisé mon ordinateur et mon traitement de texte afin de reproduire au plus près l’en-tête de l’institut. La suite, je ne la dévoilerai pas… c’est mon petit secret de fabrication…

Lors de la phase de recherches, j’avais fait des essais avec une couronne de fleurs utilisant des pivoines comme celle qui est sur le logo de l’institut. Puis j’ai cherché une citation faisant référence à la sérénité et celle d’André Malraux m’a tout de suite interpellée ! L’idée de la conquête sans doute…

J’ai ensuite encadré cette aquarelle sur un fond vert d’eau pour l’offrir en plus du tableau à Audrey.

Au final, je suis ai donc remis deux tableaux.

Audrey a été émue de découvrir mon travail et elle a tout de suite su où elle voulait les placer l’un et l’autre.

Venez voir par vous même sur place ! Vous y serez très bien accueillis !

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Publié dans baskets

Baskets de compet’

Comment rendre un basique ultra original ?

Prenez un basique : des baskets Converse montantes blanches (le modèle iconique Chuck Taylor).

Choisissez de l’ultra original : une customization sur-mesure.

Tout est parti d’une commande d’Adeline qui souhaite des baskets originales et qui lui ressemblent.

Elle aime les illustrations de la Fée Clochette de Loisel et voudrait les voir réalisées dessus.

C’est un défi pour moi mais, excitée par ce projet sympa, je choisi de le relever avec plaisir !

En suivant ses conseils,  je me documente, je réfléchis, je commence à dessiner.

Franchement, n’ayant jamais réalisé ce type de commande, je me retrouve en léger stress…mais j’aime !

Vais-je y arriver ? Comment reproduire un si petit motif sur une si petite surface (j’aime travailler « en grand » d’une façon générale) ? Et puis peindre des motifs figuratifs exige un savoir-faire que je n’ai pas travaillé depuis longtemps…

Allez, je me lance !

Je dessine le motif retenu, je commence la mise en couleurs et ça prend forme : youhou !

Je dois avouer que j’ai laissé faire ma main, c’est elle qui a tout géré, donc je n’ai aucun mérite.

Pour le côté technique : j’utilise de la peinture pour tissus que je fixe, une fois bien sèche, avec une bombe imperméabilisante. Il faut savoir que ce type de peinture est très fiable et que ce support (basket neuve) va permettre de pérenniser le travail ; je ne suis donc pas inquiète.

Vue du pied droit

 

 

Vue du pied gauche

Et voilà pour la première paire ! Adeline est contente quand je lui envoie les photos et ravie lorsqu’elle découvre le travail en vrai.

Pour la seconde paire, elle m’avait laissé carte blanche alors je me suis lâchée.

J’avais envie de lui proposer quelque chose de très coloré tout en reprenant la teinte du liseré orange de la semelle. Jouer avec un motif un peu psychédélique qui serait clairement unique me paraît sympa et pourrait lui plaire.

 

       

Je commence en dessinant les motifs au crayon de chaque côté des baskets : attention à la symétrie !

Puis, c’est parti pour l’application des couleurs dans un dégradé de couleurs vives.

   

Voici un rendu qui fait un peu comme si le tissu se déchirait laissant la place au motif coloré, pour un résultat inédit.

Franchement, je me suis amusée à réaliser cette customization inédite. Ce qui me paraissait difficile au départ m’a semblé si simple à l’arrivée ! Vive la magie de la création !

Objectif atteint : j’ai pu honorer ma commande et surtout ma commanditaire a été ravie alors, que demander de plus ?

D’autre commandes ?

C’est quand vous voulez …

Et vous, vous en pensez quoi de tout ça ?

 

Publié dans tableaux

Une déco au top : des carrés en dégradés

Un tableau ne me plaît plus ? Je le transforme !

Ou plutôt, je le découpe et je m’en servirai plus tard… je garde juste l’idée des carrés.

Sur un nouveau châssis de format carré (100 X 100) j’ai eu envie de remettre aux couleurs de ma maison ce tableau réalisé il y a bien des années en conservant cette composition de carrés espacés de façon régulière et suivant des tonalités partant en dégradés.

Un peu à la manière des nuanciers des peintres.

L’ancien modèle… (tenu avec les pieds… mais peint avec les mains !)

 

Je me suis basée sur les couleurs des rideaux du salon, l’abat-jour de la salle à manger, le buffet customisé l’été dernier, les chaises peintes dans des teintes vives et pastels, le canapé…

 

Rideaux vert d’eau

 

Tableau « Bonne mère »

 

Buffet 

 

Chaise ancienne peinte

 

Abat-jour turquoise foncé

La dominante sera donc le vert/bleu.

Commence alors un long travail de tracés au millimètre près (là, je ne m’amuse pas du tout…).

Tout doit être parfait pour que l’effet visuel soit impeccable.

pffff….

Puis, collage de ruban adhésif afin de masquer les carrés pour ensuite travailler le fond (avec le gris créé d’après les teintes des canapés).

 


Ca y est ! C’est parti pour la mise en peinture du fond !

Et si je laissais ainsi ?   L’idée de ces carrés monochromes est plutôt sympa…                                               Non, ce sera pour un autre projet, je poursuis mon idée initiale de carrés multicolores.

Décollage…

 

 

 

 

 

… en douceur !

La mise en couleur des carrés peut commencer ! Youpiii

Toutefois, je dois faire attention à la texture de ma peinture : ni trop sèche (facilité d’application) , ni trop humide (risques de bavures sous l’adhésif).

La subtilité du truc réside dans le dosage de l’humidité sachant, qu’en période estivale, la peinture sèche très vite et que le geste doit alors être rapide et précis.

Et oui, il faut une certaine dose de technique manuelle, sinon on galère !

A noter : j’adore retirer le ruban adhésif sitôt la peinture sèche ! L’effet est immédiat et gratifiant !

 

 

 

 

 

 

 

 

Plusieurs passages de peinture sont nécessaires car le support « boit » un peu.

De plus, comme il ne faut pas que l’on voit les traces du pinceau, il est indispensable d’avoir la main légère et de croiser les tracés.

Sur certains carrés je suis passée 4 fois.

Ajouter toujours la même quantité de blanc à chaque carré ne donne pas toujours le résultat escompté. Je dois souvent ajuster les couleurs dans la zone des dégradés.

Et puis j’ai des surprises en matière de rendu : certains pigments comme le violet, foncent beaucoup au séchage et il faut alors retravailler le dosage de blanc.

Après, se fier à l’impression qui se dégage de ces dégradés qui se côtoient amène à refaire carrément (jeu de mot …) toute la rangée colorée car le visuel ne me convient pas.

Au final, ça donne un algorithme coloré plutôt agréable à l’oeil, non ?

Si vous voyez une forme apparaître, dites-moi laquelle…

J’attends vos commentaires !

 

                                                                         Et voilà !!!