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Le tableau de vie

Quand mon amie Kathy est venue me trouver pour me demander de lui faire un tableau pour l’offrir à son mari pour Noël, j’ai senti monter une certaine pression : Noël étant dans 20 jours…

J’avais déjà offert un tableau au couple pour leur anniversaire de mariage dans lequel j’avais inscris des mots et des messages. J’aime beaucoup faire comme ça. Vous trouverez d’autres articles, dans ce blog, où je le raconte.

Là, au vu du format demandé (98 X 130) et du futur lieu d’accrochage (au dessus du lit, la chambre parentale) la pression est encore montée d’un cran !

Vous le savez, j’aime les défis que je mets un point d’honneur à relever, surtout quand c’est pour mes amis.

J’ai accepté, bien-sûr, tout en mettant un léger bémol sur la date de livraison… 20 jours…

Sans tarder, j’ai commandé le châssis qui a eu du mal à rentrer dans ma voiture : 1er stress.

Ensuite, j’ai installé mon grand chevalet au milieu de mon salon encore en travaux (nous emménageons et ce n’est pas triste…) et je me suis attelée au travail des sous-couches et du fond pendant que mon chéri posait du papier-peint sur nos murs : 2ème stress. Pourquoi avais-je dit « oui » ?

Kathy, qui travaillait « en sous-marin » dans le plus grand secret de la surprise qui se prépare. Elle m’envoyait des photos inspirantes au gré de ses pérégrinations et surtout, elle m’a fait parvenir une liste d’une soixantaine de mots et morceaux de phrases et à moi de les intégrer à l’oeuvre.

J’adore faire ça !

Jusqu’à présent, j’avais réalisé des tableaux avec juste quelques mots par ci par là et sur des petits formats.

Bon, là, le défi était de taille au sens propre comme au sens figuré.

Comment ne pas écrire un livre du coup ? Un livre pictural… oui, je sais, ça n’existe pas. Pourquoi ne pas l’inventer au final ?

Concernant les couleurs, Kathy souhaitait des teintes douces alliant des camaïeux de bleus et de beiges, des taupes sans oublier des touches de blanc. Une composition qui respire, tout en légèreté.

J’avais aussi en tête le bleu des murs de la cuisine de Kathy et j’ai voulu m’en approcher.

A propos de légèreté, il est important de noter qu’il fallait intégrer un dandélion (fleur de pissenlit).

C’est une thématique parmi d’autres comme les voyages, les motifs de sa housse de couette chérie … si ! si !

A partir de ce cahier des charges, je lui ai proposé une base de composition avec un croquis bidouillé sur mon téléphone (à quand la palette graphique ? j’en rêve…).

Oui, je sais, on fait ce que l’on peut avec ce que l’on a… c’est du bricolage mais ça donne une idée.

Bref.

Nous arrivions à échanger en catimini et même à s’appeler quand elle était à l’extérieur de chez elle. Mission secrète de la plus haute importance : plutôt rigolo ce type de complot !

Voici les travaux préparatoires :

1/ pose de Gesso

2/ délimitation du cadre principal

3/ mise en place de l’architecture du tableau

La composition en carrés me paraissait aller de soi pour pouvoir organiser les surfaces et les thèmes traités.

Pour tout dire, durant sa conception, ce tableau a beaucoup voyagé dans mon appartement d’une part car je manque de place en cette période de travaux, et d’autre part parce que je voulais apprécier les différences de luminosité et prendre du recul. Quand je travaille sur un projet, il m’habite tellement qu’il faut que je l’aie sous les yeux tout le temps (j’y pense même en dormant).

Puis est venu le moment de travailler des motifs. Là, on rentre dans le vif du sujet : ma partie préférée !

J’ai adoré intégrer les noms de lieux, villes ou pays à ces panneaux directionnels. Je me suis inspirée de ce que nous avions vu en Floride à Key West sur le port, j’avais trouvé ces pancartes trop drôles et très inspirantes car j’imagine que l’on peut tout y mettre !

Et bien-sûr, j’ai pris plaisir à intégrer les mots si précieux, tellement chargés de sens. J’y ai mis des intentions très fortes en les écrivant, vous le savez, c’est ce que je fais quand il s’agit d’une commande : je suis hyper centrée sur les destinataires. Ils le savent, ils le sentent !

Et puis il y a le van ! Super idée de mon amie que de l’intégrer au tableau pour ces amoureux des voyages et je me suis bien amusée à en peindre un dans un décor exotique.

Que dire d’autre si ce n’est qu’on peut « lire » ce tableau comme un livre ou un album de famille, qu’il est évolutif et très personnel.

C’est avec la plus grande confiance que Kathy m’a soumis les éléments de sa vie de famille et c’est avec le plus grand respect que je suis rentrée dans l’intimité de mes amis.

J’ai agi par elle et pour elle, pour son mari et ses enfants… ayant à coeur de mettre en couleurs et en images l’oeuvre unique de leur vie.

Mon petit doigt me dit que l’heureux destinataire a été très sensible à ce tableau qui a trouvé la place qui lui était réservée et qu’il y est bien…

Ah oui, au fait, le tableau a été livré le 25 décembre… défi relevé !

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Abstraction colorée

J’ai eu envie de faire une petite série de quatre tableaux carrés.

                Je les voulais colorés et avec un style abstrait tout en légèreté afin de pouvoir les disposer ensemble librement. 

                               Alignés, en quinconce, en escalier ou en carré, bref, des tas de possibilités en fonction du lieu d’accrochage et des envies.

 

                                         ALORS AU DÉPART, ÇA DONNE ÇA :

J’ai défini les surfaces en matière de teintes claires ou foncées.

                                            Patience, la couleur arrive ensuite…

     

Poser les couleurs 

  Définir les matières

Trouver un langage graphique

 

 

 

 

                                                                 Love or not ?

Ce style change un peu de ce qu’il y a sur ce blog.

C’est tout moi ça : touche à tout, j’expérimente depuis toujours, je n’ai pas de style affirmé.

Parfois, ça me gêne car je me dis que je ne suis pas clairement « identifiable » …

Tant pis !

                                                        Donnez-moi votre avis …

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Une déco au top : des carrés en dégradés

Un tableau ne me plaît plus ? Je le transforme !

Ou plutôt, je le découpe et je m’en servirai plus tard… je garde juste l’idée des carrés.

Sur un nouveau châssis de format carré (100 X 100) j’ai eu envie de remettre aux couleurs de ma maison ce tableau réalisé il y a bien des années en conservant cette composition de carrés espacés de façon régulière et suivant des tonalités partant en dégradés.

Un peu à la manière des nuanciers des peintres.

L’ancien modèle… (tenu avec les pieds… mais peint avec les mains !)

 

Je me suis basée sur les couleurs des rideaux du salon, l’abat-jour de la salle à manger, le buffet customisé l’été dernier, les chaises peintes dans des teintes vives et pastels, le canapé…

 

Rideaux vert d’eau

 

Tableau « Bonne mère »

 

Buffet 

 

Chaise ancienne peinte

 

Abat-jour turquoise foncé

La dominante sera donc le vert/bleu.

Commence alors un long travail de tracés au millimètre près (là, je ne m’amuse pas du tout…).

Tout doit être parfait pour que l’effet visuel soit impeccable.

pffff….

Puis, collage de ruban adhésif afin de masquer les carrés pour ensuite travailler le fond (avec le gris créé d’après les teintes des canapés).

 


Ca y est ! C’est parti pour la mise en peinture du fond !

Et si je laissais ainsi ?   L’idée de ces carrés monochromes est plutôt sympa…                                               Non, ce sera pour un autre projet, je poursuis mon idée initiale de carrés multicolores.

Décollage…

 

 

 

 

 

… en douceur !

La mise en couleur des carrés peut commencer ! Youpiii

Toutefois, je dois faire attention à la texture de ma peinture : ni trop sèche (facilité d’application) , ni trop humide (risques de bavures sous l’adhésif).

La subtilité du truc réside dans le dosage de l’humidité sachant, qu’en période estivale, la peinture sèche très vite et que le geste doit alors être rapide et précis.

Et oui, il faut une certaine dose de technique manuelle, sinon on galère !

A noter : j’adore retirer le ruban adhésif sitôt la peinture sèche ! L’effet est immédiat et gratifiant !

 

 

 

 

 

 

 

 

Plusieurs passages de peinture sont nécessaires car le support « boit » un peu.

De plus, comme il ne faut pas que l’on voit les traces du pinceau, il est indispensable d’avoir la main légère et de croiser les tracés.

Sur certains carrés je suis passée 4 fois.

Ajouter toujours la même quantité de blanc à chaque carré ne donne pas toujours le résultat escompté. Je dois souvent ajuster les couleurs dans la zone des dégradés.

Et puis j’ai des surprises en matière de rendu : certains pigments comme le violet, foncent beaucoup au séchage et il faut alors retravailler le dosage de blanc.

Après, se fier à l’impression qui se dégage de ces dégradés qui se côtoient amène à refaire carrément (jeu de mot …) toute la rangée colorée car le visuel ne me convient pas.

Au final, ça donne un algorithme coloré plutôt agréable à l’oeil, non ?

Si vous voyez une forme apparaître, dites-moi laquelle…

J’attends vos commentaires !

 

                                                                         Et voilà !!!

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En route pour…

… la Bonne Mère… ! (peuchère…)

J’ai craqué pour ce format que j’ai choisi de travailler à l’horizontal.

En fait, ça devient une lubie en ce moment : je m’éclate dans la gestuelle accordée par ce type de format et qui induit le sujet. A moins que ce ne soit l’inverse… va savoir…

Le sujet que je veux traiter ici s’y prête particulièrement bien : la Bonne Mère (Basilique Notre-Dame de la Garde) de Marseille.

Voilà des années que je la peins tant je la trouve sublime sur son promontoire.

Elle culmine à 157 m et semble veiller sur la ville qui s’étend à ses pieds.

Extrait du livre d’or : « Je viens d’abord pour la douceur et le réconfort qu’on trouve aux pieds de la Sainte Vierge, puis pour le régal des yeux qu’offre la basilique, pour le panorama, pour l’air pur et l’espace, pour la sensation de liberté »

Elle fait partie des incontournables visites avec nos invités du reste de la France (ou du monde : nos amis californiens ont plus qu’adoré ).

Petit aperçu de mes précédents tableaux :

Tableau de 150 X 150 cm

Acrylique sur toile 180 X 50 cm

 

 

 

 

Et là, on se dit :  » Mais comment diable fait-elle pour ainsi peindre Emma Darcy ? « 

Sérieux ?

Ami lecteur si tu veux savoir, les lignes qui suivent sont pour toi.

En dehors du fait qu’il faut un support (ici une toile enchâssée ) et une technique (ici de la peinture acrylique), un minimum d’étapes peuvent être suivies. Toutes les infos données le sont à titre indicatif : cela reste une démarche toute personnelle.

Etape 1

Le tracé des lignes générales au crayon, l’emplacement du motif, les proportions.

Etape 2 :

La mise en couleur du ciel et des tonalités. Je travaille souvent au couteau pour étaler le plus de matière possible.

Etape 3 :

Au pinceau, j’étire ma peinture et j’ajoute le blanc directement sur la toile. les couleurs se forment « comme par magie » !

Etape 4 :

Affinage des lignes autour du sujet. Je travaille ensuite la « skyline » de Marseille en détail en veillant au contrastes.

Etape 5 … ben en fait je ne sais plus …

En effet, je tente là d’expliquer l’inexplicable. Ma main travaille toute seule !

Oui, la création, c’est de la magie…

A noter : laisser reposer et revenir ensuite (genre une bonne nuit de sommeil).

Tout paraît différent quand on laisse faire le temps…

Vous voulez réagir ? Compléter ? Questionner ?

C’est par ici :